L’aube pointe tout juste quand apparaît la silhouette géante de Tolstoï. Cet éléphant, dont les défenses touchent presque terre, est chez lui dans le parc national kényan d‘Amboseli, au pied du mont Kilimandjaro: cette nature sauvage est son jardin depuis près de 50 ans, indique l'AFP.
Il a survécu aux braconniers, aux attaques à la lance, à la sécheresse... Mais aujourd'hui un phénomène inattendu menace son royaume: la demande croissante en avocats.
Une exploitation de 73 hectares située près du célèbre parc d'Amboseli, sanctuaire de nombreuses espèces d'animaux sauvages, est au coeur d'une bataille juridique. Ses détracteurs - propriétaires fonciers locaux et groupes de protection de la nature - affirment que cette plantation entrave la circulation des éléphants et qu'elle va à l'encontre de l'usage historique de ces terres. Ses financiers réfutent. Pour eux, elle ne menace pas la faune et crée des emplois indispensables sur des terres inexploitées.
Grand producteur d'avocats, le Kenya a vu ses exportations exploser avec le nouvel engouement pour ce «super aliment» tendance, devenu un incontournable des cartes de cafés et restaurants du monde entier.